MARX AU 21ème SIECLE ?

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    Vers un Etat policier ?

    (texte revu en permanence, mis en place en décembre 2008)

    Depuis que Sarkozy est devenu Ministre de l'intérieur puis Président de la République, sont mis en place tous les éléments propres à transformer la société française en société despotique, voire pré-fasciste. Mais tous les éléments d'une explosion sociale sont également mis en place. Ne manque que l'étincelle. Les évènements de Grèce fin 2008, qui témoignent de la colère désespérée d'une jeunesse étudiante qui se sent abandonnée, en disent long sur ce qui se passe dans les tréfonds de la société européenne. Peut-être la police se croyait revenue au régime des colonels ? Saluons la mémoire de ce jeune grec assassiné, dont la mort va peut-être donner un signe fort de résistance...

    Les évènements en Guadeloupe, puis en Martinique en janvier et février 2009, l'appareil répressif mis en place à Strasbourg le 4 avril 2009 sont-ils prémonitoires ?

    Sarkozy, qui dirigeait ses regards essentiellement vers les banlieues, est en train de se mettre à dos les préfets et les commissaires de police... Il pose des bombes à retardement un peu partout. Ne nous laissons pas distraire. Ce qui ne manquera pas de se passer aux USA dans les prochains mois, en Espagne, en Grande Bretagne, et en France avec les massives fermetures d'usines......sera très important.

    février 09

     

    Les bombes à retardement posées depuis 4 ans environ en France sont, pour l'observateur attentif, extrêmement dangereuses, tandis que pour l'observateur inattentif elles relèvent de l'interprétation illusionniste..

    Quels sont les éléments essentiels d'une dérive despotique, voire pire, si aucune contestation sociale sérieuse n'avait lieu ?

    1)La centralisation étroite des moyens du pouvoir.

    - La centralisation accentuée entre les mains du pouvoir des activités de la police, où la contestation puisse être rapidement assimilée au terrorisme. Etant entendu que la notion de "terrorisme" est infiniment élastique, et indéfinie...

    -La centralisation de la justice, et la plus étroite dépendance du parquet au pouvoir.

    -La centralisation de l'information donc des médias, vers la suppression de la libre expression. Intimidation et menaces vis à vis de journalistes déjà bien frileux dans l'ensemble..

    -La mise sous tutelle autocratique des postes d'enseignement et de recherche

    -La multiplication des sources de renseignements et leur centralisation auprès du Ministère de l'intérieur

    -Les sondages au service de l'Elysée et sans contrôle. Factures étonnantes entre l'Elysée et des cabinets d'études. Une demande pour une commission d'enquête à ce sujet a été tout simplement refusée par le Président de l'Assemblée nationale (le Monde du 9 et 11-11-09)

    2)La décentralisation et la disparition progressive de tout ce qui constituait les moyens de vie pour les citoyens, entre autres l'emploi et les services publics.

    -L'emploi ! C'est effectivement ce qui est le plus grave. Comment faire pour que chacun puisse trouver sa place dans la société, gagner sa vie comme il le souhaite, sans pour autant que l'on veuille maintenir le travail salarié en l'état, les industries actuelles en l'état, par ex l'industrie automobile ... Difficile question, mais urgente. Quels sont les évènements qui amèneront les citoyens à faire valoir par eux-mêmes, à la base, ce qu'ils désirent, sans passer par les voix officielles des partis et syndicats ??

    -Il faut faire face à la mise en place et à l'aggravation d'un dispositif de précarité de l'emploi, déjà bien avancé avec l'aide de la gauche, et accentué avec la présidence Sarkozy. Dans les circonstances actuelles de pertes innombrables d'emplois, le pouvoir pousse les seniors à reprendre du travail et tente d'obliger tout le monde à travailler jusqu'à 70 ans. Objectif: diminuer les salaires, opposer les catégories et les "âges" entre eux, baisser le montant de la retraite ...

    -L'éclatement des moyens d'éducation et d'instruction est là : suppression de milliers de postes, début de liquidation de l'Education nationale, suppression de toute carte scolaire, émiettement de la capacité de riposte des enseignants (vers la rareté des titulaires, multiplication des contractuels, des statuts, heures supplémentaires, précarité, disparition des statuts nationaux...).

    -Eclatement des moyens de transports à commencer par la SNCF, privatisation en perspective.

    -Eclatement du système de santé, pauvreté des hôpitaux, extrême pauvreté des hôpitaux psychiatriques que Sarkozy rêve de tranformer en annexes des prisons les USA et (l'URSS ont fait des émules dans ce domaine....).

    -Fin annoncé des logements sociaux, retrouvailles avec les bidonvilles dont les habitants sont sans cesse pourchassés. Chasse aux jeunes, chômeurs et SDF des squatts. Condamnation en justice du DAL

    -Privatisation de la Poste sous la forme de "société d'économie mixte" exactement comme l'opération télécom...

    letc..

    xxxxxxxxxxxxxxxxxx

    Les meilleurs soutiens, dans cette tâche, et depuis toujours, sont bien sûr la droite, c'est son "métier", mais également depuis plus de 20 ans les directions des syndicats et les organisations de gauche, PS en tête, dont l'attachement à l'"ordre" capitaliste, la collaboration avec le pouvoir, les propositions d'émiettement des combats, les voies de garage offertes aux salariés dans le combat aboutissent à l'impossibilité de la riposte, et au spectacle grotesque de la "gauche" actuelle, laissant les mains libres à la droite.

    Tout ceci, sur fond de tentative et de réussite de soumission (entre autres par le système du crédit, des grandes surfaces, de la télé..), de déculturation, de précarisation, de détresse...

    La crise tombe à point comme excuse

    (Ne parlons pas de la grippe porcine en attendant la grippe aviaire...)

     

    Quels sont ces éléments ou ces bombes à retardement ?

     

    -Action dans les banlieues, harro contre les jeunes

    -Sarkozy pourrait-il avoir été le promoteur des émeutes des banlieues en 2005 ? La question est simplement posée. Les propos de Sarkozy promettant de "nettoyer au karcher la racaille des banlieues" en 2005, devaient, selon certains observateurs, obligatoirement mettre le feu aux poudres. On pourrait imaginer que c'était à titre d'essai que ces propos provocateurs avaient été lancés, à la fois pour tester les réactions des jeunes, des habitants des banlieues, des tribunaux, des médias, des organisations de gauche. Ces dernières, après le déclenchement des émeutes, se sont..... toutes ralliées au "couvre feu", Mr Hollande en tête. Le couvre feu est une possibilité ouverte par une loi d'avril 1955 sous Edgar Faure, au début de la guerre d'Algérie, utilisée une seule fois en Nouvelle Calédonie en 1984 sous le gouvernement Mauroy et la présidence Mitterand (grands défenseurs du colonialisme. cf les "pleins pouvoirs" à Guy Mollet de la SFIO en 1956)

    Voici ce qu'on trouvait écrit sur internet en 2005 :"Le " rétablissement de l'ordre républicain " est l'étendard que brandissent les représentants politiques de droite comme de gauche face à la révolte qui s'exprime dans les quartiers populaires. Tandis que le gouvernement décrétait et prolongeait l'état d'urgence, Martine Aubry (PS) déclarait que " la réponse c'est la fermeté " et Jean-Marc Ayrault (président du groupe PS à l'Assemblée) affirmait que " les socialistes n'étaient "pas hostiles par principe" au couvre-feu. " L'extrême droite voyait quant à elle ses vœux exaucés, Philippe de Villiers (MPF) avait demandé " d'urgence d'établir en France sur l'ensemble du territoire national, pour les villes de 30 000 habitants, le couvre-feu. "

    -La préparation de la "guérilla urbaine". Les évènements de 2005 furent le prétexte à la préparation et la mise en oeuvre de moyens techniques propres à affronter les jeunes dans les cités. Au motif de l'existence de petits et moyens trafiquants de drogue dans les cités, la police commence à s'exercer à la guérilla urbaine, avec hélicoptères, barrages de toutes les rues, fouilles de appartements...dans plusieurs villes de France. Il s'agit de mettre à l'épreuve la population.

    La chasse à la drogue, constituant le plus souvent la couverture de ces provocations, relève d'un cynisme éhonté. En effet qui a répandu la drogue ? Qui l'a introduit dans les quartiers ? A qui profite-t-elle ? Quels sont les mafieux haut placés qui tirent les ficelles ? Cela demeure secret. Ces mafieux liés souvent à des hommes politiques ne seraient pas dangereux (car on n'en parle pas) tandis que les petits dealers relèveraient eux seuls de la racaille ?? De qui se moque-t-on ?

    Toutes les promesses de rénovation des cités sont actuellement passées à la trappe, et les subventions déjà faibles pour ce faire, sont suprimées ou diminuées dès l'effondrement des cours boursiers en octobre 2008. De l'argent pour les banques mais pas pour les quartiers pauvres et pas pour les mal logés

    - Abandon de la rénovation urbaine dans les banlieues : Le Monde du 13-11 écrit que la rénovation urbaine dans les quartiers dits sensibles n'est plus une priorité (si elle l'a jamais été !) puisque la subvention sur cette question, déjà diminuée en 2008, est supprimée. L'article conclut que la dislocation sociale est en marche.

    -Le symposium de la police le 15 et 16 octobre 2008 à Lyon : préparation de la guerre civile ??

    Ce symposium en dit long sur les intentions du gouvernement. Pendant deux jours, la police française n'a discuté que des nouvelles méthodes techniques à mettre en oeuvre en cas d'émeute, dans la perspective des guérillas urbaines, en pensant précisément aux banlieues. Le récit dans Le Monde du 18 octobre 2008 fait froid dans le dos: hélicoptères au ras des maisons, quadrillage et blouclage des quartiers, armements des plus modernes, possibilités de drones... C'est chose faite en GB en février 2010: les drones militaires vont faire leur entrée dans la police (Le Monde du 19-2-10)

    -La répression contre les jeunes sous prétexte de la drogue ou d' autre chose...

    Faire peur, tel est l'objectif, mais cela peut se retourner contre les auteurs de la répression. (cf Tarnac ci-dessous)

    -A commenter: dans le Télérama du 12/12/08 dans l'article "Politique du fait divers", nous extrayons la citation suivante : A propos de l'affaire du collège de Marciac dans le Gers, le contrôle antidrogue en forme de fouille au corps opéré dans une classe de troisième par des gendarmes avec l'aide de chiens. Qu'en a pensé la procureure de la République ? "Les élèves ont peur de ces contrôles; ça crée de la bonne insécurité, satisfaisante en termes de prévention", a-t-elle dit !!

    Belle prévention en effet !! Voilà un exemple de l'instrumentalisation des Parquets par le pouvoir !

    -Emeutes d'octobre 2005 à Clichy sous Bois: 4 ans après l'enquête de justice est close ! Les adolescents Zyed Benna et Bouna Traoré, morts électrocutés dans une cabine d'EDF, ont bien été poursuivis et pourchassés par la police, c'est ce que conclut l'enquête. Enfin ! Il a fallu pour cela un comité de soutien qui n'a cessé d'agir. Encore 3 mois d'enquêtes complémentaires pour les juges de Bobigny..(.2 août 2009)

    -La réalité des "contrôles au faciès" est établie en 2007 et 2008 par une équipe de recherche sur la base de 500 contrôles (Le Monde du 1°juillet 2009)

     

    -Exacerbation du racisme d'Etat

    -Le grand ministère de "l'émigration, de l'intégration et de l'identité" crée en 2007... dont la tâche est d'expulser les travailleurs étrangers et de renier toutes les traditions françaises en matière de droit d'asile, de terre d'accueil. C'en est fini, la France n'est plus cette terre d'asile, moins par nécessité économique que par pure xénophobie. Pasqua avait ouvert la voie en tant que Ministre de l'intérieur en 1993 sous la présidence de Mitterrand. Aujourd'hui la police arrête les parents étrangers sans papiers et leurs enfants à l'entrée des écoles, tandis que les préfectures leur tendent des pièges quand ils tentent de se mettre en règle...

    Quand la CGT apporte un soutien au Ministère de l'intérieur en jetant le 24-6-09 les sans papiers qui occupent la Bourse du travail, puis trie ensuite dans une liste ceux dont elle estime que les dossiers peuvent être déposés en préfecture... seconde police du ministère de l'émigration...

     

    -Idéologie sécuritaire, un complément à l'idéologie d'Etat du racisme. Un cache sexe.

    Le gouvernement de Sarkozy, sous l'impulsion de ce dernier, feint d'agir pour le tout sécuritaire. Populisme !!

    "La dérive sécuritaire est une solution populiste à la crise sociale..."( Bokobza le Monde du 11-4-09)

    En fait il met en place la pénalisation de la misère, de la maladie, de la critique ("Sarkozy je te vois"!), de la subversion; il propulse la bêtise, l'analphabétisme, l'inculture, la grossièreté, le mensonge, au rang des valeurs premières. Il prépare l'Etat despotique.

    Mais il a feint de plaire aux couches sociales peureuse attirées par Le Pen.

    -il a promis de nettoyer au karcher les voyous de la Courneuve (les effets pervers ne se sont pas fait trop attendre !)

    -il a fait aggraver les peines pour les délinquants

    -il a fait voter 30 millions d'euros pour des chambres d'isolement pour les malades mentaux (il y aura encore plus de passages à l'acte dans un monde où la relation thérapeutique aura disparu: psychiatre Bokobza dans le Monde du 11-4-09)

    -il a fait préparer en octobre 2008 des sortes d'états généraux de la sécurité (en fait une préparation à la guerre civile dans les banlieues)

    -il a fait fermer nombre de centres d'éducation renforcés pour créer des centres fermés pour les adolescents délinquants

    -il a fait concentrer l'administration judiciaire contre le "terrorisme" sous le contrôle du Ministère de l'intérieur

    -il a poussé la ministre de la santé à des déclarations intempestives et exagérées sur le H1N1

    etc, etc.......................

    Le gouvernement Sarkozy veut-il la sécurité ? Faux, il veut l'insécurité !

    Il pousse certaines catégories de jeunes dans l'exaspération, une révolte exacerbée, et finalement l'armement...

    Il pousse les prisonniers des prisons et leurs gardiens à l'explosion

    Il pousse les sans papiers au désespoir

    Il pousse les salariés à une colère incontrôlée, après avoir arrosé les banques et fait croire qu'il était pour la régulation financière, la fin des paradis fiscaux.... MENSONGES, MENSONGES......

    Il se moque de la santé publique ! Il transforme le Ministère de la santé en hall de commerce !

    Il détruit tout le système de la santé et de la couverture sociale

    ....

    Dans le même temps où il dit soutenir les laboratoires pour qu'ils trouvent le vaccin adéquat pour lutter contre la dite calamité du H1N1, il soutient et couvre, comme tous les dominants du monde entier, les élevages industriels dont on sait maintenant qu'ils représentent des risques sanitaires majeurs. Ces élevages stimulent la résistance bactérienne et virale, facilitent les recombinaisons, les mélanges et transmissions des virus...

    Mais l'imposture est de rigueur

    Le gouvernement Sarkozy est une colossale machine à détruire l'intelligence, à imposer la soumission sociale et le mensonge, à désigner l'autre comme étant le danger fondamental, à abandonner les plus fragiles parmi les citoyens, à semer l'insécurité..

    mai 09

     

    -La répression tout court

    -Voir "l'étonnant dossier judiciaire d'un homme mort en garde à vue" (Le Monde des 25 et 26-1-09).

    -Voir le témoignage d'un détenu torturé à Fleury (Le Monde 29-7-09)

    Un malien, quoi d'étonnant, tombe dans le coma au cours d'une garde à vue. C'est lui qui se serait jeté volontairement contre le mur et blessé au thorax. Dossier médical qui disparaît... faux témoignages...

    -Voir les comptes rendus sur ce qui s'est apssé réellement à Strasbourg quand des citoyens pacifiques veulent manifester contre l'OTAN, le pire instrument armé de l'impérialisme américain d'abord et européen ensuite. Manifestants coincés entre les policiers et des hommes masqués et casseurs dont on ne sait d'où ils sortent et qui sont étrangers à la manifestation. Absence d'intervention de la police face aux destructions de ces hommes masqués...

    -Tentatives de criminalisation de toutes les résistances.

    -Chasse à l'homme étranger et aux sans papiers, maintenant par Luc Besson (début du printemps 2009), ex PS, le pire peut-être, qui, le 30 avril sur France Info, ose dire que depuis 60 ans il n'y a jamais eu d'arrestations, de contrôles des gens qui aidaient les sans papiers....Le mensonge est devenu le premier principe du gouvernement Sarkozy.

     

    -Réforme du code de la santé publique. Pénaliser la folie ??

    Projet de loi dangereux qui viserait à faciliter l'internement psychiatrique en donnant plus de pouvoir au maire dans ce domaine et moins à un médecin indépendant. Mais surtout l'hôpital psychiatrique est engagé dans un tournant sécuritaire après l'intervention de Sarkozy le 2-12.

    -La seule mesure réclamée par les psychiatres: la création de 4 "Unités supplémentaires pour malades difficiles (UMD)" pour 40 millions d'euros qui s'ajouterait aux 5 précédentes.

    -La création d'unités fermées équipées de video surveillance + 200 chambres d'isolement. Le syndicat des psychiatres juge qu'il s'agit "d'un discours très inquiétant, depuis 20 ans on abat les murs de l'hôpital et aujourd'hui on les reconstruit... C'est un total retour en arrière.... Ce dispositif renforce le stigmate de la folie. Le risque zéro ne peut exister en médecine".

    -Encadrement plus sévère de la sortie d'une hôpital.

    Sarkozy joue sur le meurtre d'une jeune homme par un malade le 12-11-08 en Isère, pour aller vers une logique plus sécuritaire, et vers un risque zéro illusoire...ceci pour satisfaire un électorat d'extrême droite.

    Mais l'hôpital psychiatrique restera démuni de moyens.

    C'est bien pourquoi, aujourd'hui 23% de la population pénitentiaire est composée de gens présentant des troubles psychotiques parce que les hôpitaux ne peuvent les recevoir... Par contre Sarkozy voudrait que les "fous dangereux" ne sortent pas de l'hôpital ("La pénalisation de la folie", par Paul Bensussan et Delphine Provence. 2007)

    Le Monde du 6-12 écrit, en réponse aux "décisions" de Sarkozy: " Les 600000 personnes souffrant de Schizophrénie sont bien moins meurtrières, en proportion, que les amants jaloux ou les délinquant notoires.... Aucune étude n'a prouvé scientifiquement que les malades mentaux seraient plus dangereux que la population générale....
    Sauf à vouloir éradiquer la maladie mentale, abomination que seul le régime nazi a tentée, aucun psychiatre ne peut certifier qu'un individu ayant fait preuve de dangerosité ne commettra pas un nouvel acte violent un jour..etc
    ..................
    Au total la prise en charge des malades mentaux, elle, reste hors sujet " (Cécile Prieur).

     

    En janvier, un "fou" évadé de Prémontré dans le nord, un "fou", dit dangereux pour occuper les médias et le paysage politique. Un véritable montage médiatique et une chasse aux sorcières contre un pauvre individu inoffensif.

    - Santé:

    Supression programmée de 3000 à 4000 emplois dans l'Assistance publique et les hôpitaux de Paris d'ici 2012 ! La destruction de la santé est méticuleusement organisée, alors que les infirmières des hôpitaux ne cessent de dire qu'il manque du personnel ! (le Monde du 26-1-2010)

     

    -Abandon du logement social

    -Les mal logés ou les sans logis n'ont pas la priorité:12 maires de Seine Saint Denis, dont Saint Denis, Aubervilliers, Aulnays sous Bois, Pierrefitte, Bobigny ...demandent à être reçus d'urgence par le 1° Ministre pour demander des moyens supplémentaires pour l'hébergement d'urgence, la situation des mal logés étant devenue dramatique ! Les collectivités locales ne feront pas face (Le monde du 22-11-08).

    La réponse indirecte ne s'est pas faite attendre, la justice condamne le DAL.

    Les squatteurs qui touchent aujourd'hui toutes les couches de la population, entre autres les étudiants, en raison de l'impossibilité de se loger , sont systématiquement pourchassés. Alors que les mairies rachètent des centaines de logements pour les "rénover" ou les détruire, ou que les propriétaires ont disparu. Aujourd'hui des milliers de logements et de bureaux sont vides.

    -Condamnation du DAL (Droit au logement) le lundi 24-11-08, pour entrave à la circulation : amende de 12 000 € par le tribunal de police pour avoir installé à l’automne 2007 un campement de mal-logés, rue de la Banque ( humour noir !) (Les banques ont tous les droits, entre autres de se faire massivement aider par l'Etat...Des milliards pour les banques !!). Pour les Enfants de Don Quichotte, d’Augustin Legrand, pas question de renoncer. La Fondation Abbé-Pierre, à ATD Quart-Monde, France Terre d’asile ou Emmaüs, réclament que le préfet réquisitionne des logements vides

    Pour Christine Boutin, la ministre du Logement, le jugement est « une question d’ordre public ». L'appareil judiciaire est instrumentalisé.

     

    -Centralisation de la police......mais organisation de sa misère conjointe. Paradoxe d'un Etat brouillon ?

    -Liquidation des RG et centralisation de la police entre les mains de Sarkozy. C'est un projet de 2002. Michèle Alliot-Marie a annoncé en septembre 2008 la création d'une direction du renseignement intérieur (DRI) regroupant la DST et les RG. La future DRI aura notamment en charge la lutte antiterroriste, la surveillance des "grands mouvements de contestation" ou encore l'intelligence économique, sous la responsabilité directe du gouvernement. .

    (Sur internet): "C’est aussi une des premières applications concrètes du projet sarkozyste de réforme des structures de l’Etat : resserrement des services, simplification des structures, recherche d’économies d’échelle par mutualisation des moyens

    Cette nouvelle architecture, plus moderne –plus proche du FBI américain– doit mieux s’adapter aux "nouvelles menaces". Dans la pratique, il s’agit d’un démantèlement quasi total de la Direction centrale des renseignements généraux. La partie noble des services pour "ce qui relève de l’intérêt de la Nation" passera sous la coupe de la DST, avec la lutte contre les ingérences extérieures dont le terrorisme "sous toutes ses formes", l’intelligence économique et la protection du patrimoine, et désormais la surveillance des "grands mouvements de contestation". Les missions plus ponctuelles seront réparties. La lutte contre les violences urbaines sera attribuée à la Direction centrale de la Sécurité publique, qui en revendique la conduite depuis longtemps, et le service des Courses et Jeux reviendra à la Direction de la Police judiciaire.

    Les 4000 policiers des Renseignements généraux doivent être redéployés.

    -Réunion de la police et de la gendarmerie, sous l'égide du Ministère de l'intérieur. Voté définitivement le 23-7-09. (les salariés garderont leur statut mais recevront tous leurs ordres du Ministère de l'intérieur). Les policiers font remarquer eux-mêmes qu'une telle réunion ne s'était produite que dans des périodes d'état d'exception, sous le 1° et le 2ème Empire, et sous Vichy. Réjouissant !

    Fin 2009, la suppression de plus de 2000 postes dans la police aboutit à dépouiller la police judiciaire de tous ses moyens, tandis que la centralisation très importante de la police autour du pouvoir, sans moyens pour la prévention, et sans collaboration avec les acteurs locaux, constitue un recul sans précédent par rapport à l'institution de la police de proximité.

    Dans la loi de Finances 2010, les effectifs de la police subissent une diminution de 1390 équivalents temps plein, qui s'ajoutent aux 2505 départs à la retraite en 2010. (Le Monde du 24-2-10)

    Idem pour les gendarmes:3509 emplois sont supprimés. Mais les dépenses de fonctionnement sont prévues à la hausse. L'Etat se désengage alors qu'il demande toujours plus. Faut-il voir là un appel discret à des polices privées comme aux USA ?? C'est à craindre.

    -Les fichiers:

    On trouve écrit sur internet ceci en septembre 08 :"...... exit EDVIGE. Et tant mieux. Les hommes politiques, les militants associatifs, les responsables de la société, présents ou à venir vont pouvoir dormir presque tranquilles sans craindre que leur vie soit totalement engrangée. Le fichier classique des RG serait donc mort ? On voudrait bien en être sûr.

    Mais comme prévu ce sont les enfants qui vont faire les frais de cette bataille : les enfants de 13 ans seront fichés s’ils sont susceptibles de troubler l’ordre public. EDVIGE agonise, mais le DESTOP (le dossier sur les enfants susceptibles de troubler l’ordre public) arrive. On peut craindre que la classe politique, associative ou médiatique se désintéresse de ce nouveau monstre après avoir eu la satisfaction de savoir que telle perversion sexuelle ou telle maladie d’un responsable ou futur-responsable ne sera finalement pas codifiée." L'abréviation DESTOP relève-t-elle d'un humour noir provocateur après le "karcher "?

    Le Monde du 9-12-08 indique que les fichiers de police et de gendarmerie sont en constante hausse: 34 en 2006, 45 en 2008. Ceci est révélé par une commission sur les fichiers pilotée par Alain Bauer criminologue. La bataille contre Edvige était-elle un moyen objectif de masquer l'essentiel ?

     

    -Proposition de la "veille des opinions" dans le monde enseignant : Le ministre Darcos s'institue chef de police..

    Un appel d'offre du 15-10-08 de deux ministères, Education nationale et Enseignement supérieur, propose pour 10 000 euros (EN) et 120 000 euros (ES), une étude portant sur "la veille des opinions": répérage des leaders, leur potentiel d'influence, informations signifiantes, évaluation des risques de contagions.. surveillance des débats, des écrits, des blogs, des sites...

    On comprend le souci du pouvoir de contrôler tout ce qui n'est pas dans la norme des discours et comportements des partis, organisations, syndicats traditionnels..

    Dans certains quartiers de France les appels de la police à la délation apparaissent de temps en temps: fournir tous renseignements, photos, videos.. sur n'importe quoi. C'est en fait dans la logique de la loi Perben II de 2004.

     

    -Surveillance généralisée et formatage des esprits..

    Des "fonctionnaires de sécurité et de défense" (FSD) sont nommés par le Ministère de l'intérieur dans tous les grands services publics, surtout enseignement et recherche, pour repérer les opposants, leurs opinions, mais surtout ceux qui défendraient des salariés d'origine étrangère de confession musulmane, ou simplement qui auraient des sympathies pour les musulmans: voir "procédure disciplinaire" au CNRS : (le Monde du 13 juin 2009)

    -Cabinets d'études financés par l'Elysée, sur n'importe quel type de sujet, en vue de publier des articles dans la presse et formater l'opinion...

    Une enquête a été demandée sur ces études financées, par le groupe socialiste (Le Monde du 27-7-09)

     

    -La mise au pas de la justice ?

     

    -L'instrumentalisation de l'appareil judiciaire aux fins de la pénalisation des comportements hors normes.

    L'affaire de Tarnac

    L'arrestation effrayante de 9 jeunes dans une mouvance appelée par la police "anarcho-autonome", assimilés à des terroristes suite aux sabotages des catenaires sur les lignes SNCF, entre le 10 et 11 novembre 08...pose question. qui peut poser des fers à béton sur des catenaires ?? Cela implique des professionnels et un outillage spécifique.

    Rappelons les "sabotages" de décembre 2007. Grosses pierres déposées sur les voies en pleine grève des cheminots dans plusieurs endroits de France. Des grévistes ont immédiatement fait valoir que des sabotages en pleine grève est un bon truc...On n'en a plus entendu parler. En novembre 2008 on fait un peu mieux....

    Ces jeunes très cultivés, vivant hors normes, à la campagne, mais voyageant beaucoup, étaient suivis depuis le printemps par la police. Non organisés, inclassables. La police ne verse aucune preuve dans le dossier. Elle les aurait suivis la veille des sabotages. Mais elle ne serait pas assez outillée pour produire photos, films ?? Plus qu'inquiétant. Ils sont accusés "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.." ??? On aurait retrouvé chez eux le petit livre ( sur lequel il y a beaucoup à dire tant l'amour du verbe y est forte! Et tant la provocation pose problème..) "L'insurrection qui vient". On les accuse de l'avoir écrit. Sans preuve. Ce livre est en vente libre dans toutes les librairies...La police a tous les moyens de savoir qui l'a écrit avec un mandat du Procureur !! Lors de l'interrogatoire de police, on ne les a pas interrogés sur les catenaires mais... sur le contre sommet de Vichy du 3 et 4-11 sur l'immigration, où ils auraient été vus ! Ceci est à rapprocher du contrôle d'identité imposé à 50 personnes dans un car partant vers Vichy le 3-11 de la gare de Grenoble. La réquisition du Procureur de la République n'est pas évidente... La police a systématiquement filmé et photographié toutes ces personnes. (La police aurait actuellement de très nombreux fichiers de toutes sortes sur les contestataires réels ou en puissance).

    Selon la police paranoïaque, le refus du téléphone portable chez ces jeunes s'expliquerait par "le souci de clandestinité"...

    En février 2009, tout le monde a été relâché sauf un, Coupat, dont le dossier est vide. Tous les dossiers sont vides. Tous les éléments de renseignements apportés par la police sont entachés d'erreurs, inexacts. Cela ressemble à une tentative de mauvais coup râté en vue de détruire des personnalités fortes de jeunes contestataires très impliqués dans la vie active, mais pas comme les autres...

    -Les drôles de grâce présidentielles !!

    Le 23 -12 Sarkozy gracie partiellement Jean-Charles Marchiani, condamné à 3 ans de prison pour des fautes réellement commises, mais Coupat reste en prison pour des fautes dont on l'accuse sans preuve aucune.. Signe des temps !

    -Une juge d'instruction du TGI de Paris, Muriel Josié, lance un mandat d'amener contre un journaliste accusé de diffamation et traité par la police de "pire que la racaille": Vittorio de Filippis. Le 28-11-08.Membre de la direction de Libération.

    Arrestation au petit matin; menottes aux mains; 6 heures de prison; fouilles au corps. Suite à une plainte en diffamation du directeur de Free, Mr Niel, qui a déjà été débouté déjà deux fois...

    Dans le dossier, l'avocat de Folippis ne relève aucune convocation du juge qui dit en avoir envoyé trois (cf les journaux). En effet la non réponse à une convocation d'un juge entraîne un mandat d'amener. Même au cas où, depuis quand, pour une histoire de diffamation, traite-t-on les gens ainsi ? Ou veut-on intimider une presse déjà très soumise ?

    Sarkozy s'est de suite distancié de ce fait. Fait-il lancer des pétards quitte à prendre la tangente ensuite ?

     

    -La suppression du juge d'instruction ?

    Volonté de rapprocher la justice du Ministère de l'intérieur ? Mme Alliot Marie devenue Ministre de la justice confirme nos craintes. La réforme de la justice aboutira-t-elle à faire disparaître le juge d'instruction et remettra-t-elle ses prérogatives entre les mains du parquet (caisse de résonnance du pouvoir exécutif) ?

    Qui commandera la police judiciaire ? La double tutelle du pouvoir judiciaire et du Ministère de l'intérieur constitue une garantie démoncratique du point de vue des officiers de police et de la gendarmerie.

    On observe la mise en cause de la séparation des pouvoirs dans tous les discours de Sarkozy, ainsi que dans toutes les "réformes" et propositions de lois en cours. Volonté clairement affirmée que la police se saisisse du côté pénal de la justice en profitant des certains dysfonctionnements au niveau des juges d'instruction. Conception policière du procès pénal. Comment ? En dessaisissant le juge de son pouvoir d'appréciation et en lui imposant des normes de jugement.

    Les évènements de la fin 2009, concernant le procès ANGOLATE, où les pressions gouvernementales ont été multiples pour que des individus comme Falcone et Pasqua soient relaxés, ou le dossier Chirac pour lequel le Procureur Jean-Paul Marin (un proche de Sarkozy) avait requis un non lieu..., ou le dossier Clearsteam, dont l'acharnement vis à vis de l'ancien 1° Ministre est patent.

    Imaginons qu'il n'y ait plus de juge d'isntruction: le parquet, téléguidé par le pouvoir, fait relaxer qui il veut ! (1-11-09)

    Remarque: nous sommes pour l'indépendance du juge d'instruction, mais nous observons que ce dernier a des pouvoirs exorbitants, entre autres celui de ne pas instruire si cela lui chante, ou d'instruire de façon plus que douteuse selon les cas. Une réforme de la justice doit commencer non pas par mettre en question la séparation des pouvoirs, mais par un contrôle du juge et l'établissement de la "faute professionnelle". Ceci, n'en doutons pas, est extrêmement difficile. Ce n'est pas le pouvoir en place qui doit le contrôler, mais un organe indépendant à définir : juges tirés au sort, syndicats de la magistrature, associations de citoyens ayant recours à la justice... ??

    -Les normes de jugement: Ce dernier point a trouvé son explicitation dans la proposition de faire disparaître le juge d'instruction, et de confier l'instruction au parquet, directement entre les mains du Chancelier... Seules les affaires pénales non dangereuses pour l'Etat pourront être instruites, tandis que de nombreux délits pourront être transformés en délits de "terrorisme" selon les besoins du pouvoir !!

    - Ainsi: Imposition des peines planchers , et non plus selon l'appréciation du juge: La loi du 10-8-2007 sur la récidive: pénalisation de la misère.

    -Loi Perben II (1° octobre 2004) institue la dénonciation comme acte de civisme, et la délation comme méthode d'instruction des dossiers: le "plaider-coupable" n'a plus besoin de juge. Délation comme principe, et impunité pour les délateurs. "L'inflitration" deviendra le principe de la justice pénale pratiquée par la police. Procédure d'exception ( quelle définition ?) pour les "réseaux criminels" (quelle définition ?). Possibilité de pose de caméras et micros dans les appartements privés. Possibilité de perquisitions de nuit.... (Quelles réactions de la gauche ??)

    -restriction du nombre des tribunaux et centralisation: réfome de la carte judiciaire: en janvier 2011, 178 tribunaux d'Instance, 23 de Grande Instance, 55 tribunaux de commerce devront fermer. En contrepartie 20 tribunaux crées. Pas de moyens financiers supplémentaires connus annoncés ...une catastrophe.

    -Mise en cause des Conseils de Prud'hommes par le pouvoir et par le patronat.

    Sabotage des élections aux Prud'hommes de novembre 08: aucun temps d'antenne pour expliquer au public de quoi il s'agit.

    -Proposition de réformer la justice des mineurs en juin 2009 en tentant de l'enlever des mains des juges. Nouveau code pénal pour les mineurs. proposition le 28-11-08 pour que l'âge de la responsabilité pénale soit à 12 ans. Recul du gouvernement en raison des protestations, mais... L'ordonnance de 1945 sur les mineurs posait le principe de la primauté de l'éducatif dans le traitement de la délinquance. Rachida Dati veut, semble-t-il, revenir là-dessus, en instituant la primauté de la répression (mesures éducatives décidées par les juges seraient supprimées et relèveraient des Conseils généraux). La réouverture des "centre d'éducation fermés" dont Pierfitte avait proposé la suppression n'est-elle pas un signe grave ?

    Le tribunal pour enfants deviendrait le tribunal correctionnel pour les 16-18 ans

    -Préparation d'une réforme de la justice qui supprimerait le juge d'instruction et donnerait au Procureur, soumis au pouvoir exécutif, les capacités d'instruire alors qu'il n'est pas un juge. Ceci aboutirait à faire disparaître les affaires gênantes pour le pouvoir en place, et affaires financières relatives à la corruption.

    Dans ce cadre, fin janvier 2010, les juges ont quitté une audience de rentrée présidée par le Procureur Courroye, ami de Sarkozy, avec les banderolles "Pas de justice sans indépendance". En trente ans, personne n'avait vu cela..

    Le jugement qui innocente De Villepin dans l'affaire Clearstream, en février 2010, n'a pas eu l'honneur de plaire à Sarkozy. De suite le parquet, dépêché par le gouvernement, a fait appel. C'est clair : le parquet est un isntrument aux mains du pouvoir en place.

     

     

    Autres mesures accompagnatrices, appelées "réformes"

    - Privatiser l'Université et la recherche publique: des dizaines d'articles ont été écrits dans la presse sur les tentatives de liquider la recherce publique via le CNRS.

    Signalons que 5000 jeunes chercheurs de 30 à 40 ans (bac + 8) sont employés sur des contrats de 2 ou 3 ans... (Le Monde du 29-11-08)

    La création d'une chaire de criminologie (le Monde du 12-2-09), en dehors de tout cadre de discussion professionelle et de toute démocratie, et la nomination par Sa Majesté d'Alain Bauer, criminologue, à cette chaire, en dehors de tout critère scientifique et des cadres normaux de nomination, en disent long sur la mise en place d'un pouvoir autocratique... et sur ce que désire la Ministre Pécresse en matière d'enseignement supérieur et de recherche: détruire le cadre actuel, déjà trop mandarinal, pour un système pire où, d'en haut, un despote nommera qui il veut et quand il veut, pour faire la recherche et l'enseignement qu'il veut....Bel avenir !

     

    -Suppression massive des postes de l'EN dans le primaire et le secondaire et appel à des contractuels, des seniors, des étudiants pour faire le travail des enseignants manquants... (ou profiter de la grippe A pour transformer les postes d'enseignants en videos: l'enseignement chez soi !!)

    -Supression massive des surveillants dans les collèges et lycées: encouragement à la délinquance

     

    -Mise au pas des chaînes de télévision. Liquidation des chaînes publiques au travers d'une opération de suppression de la publicité

    (En fait, la dérive commence lorsque le projet de réforme de l'audiovisuel dont parlait déjà Lionel Jospin lors de son discours d’investiture à l’assemblée nationale, en juin 1997, se vide peu à peu de son contenu. Ainsi, l’intention première, excellente, qui consistait à ramener de 49% à 25% le seuil capitalistique maximum détenu dans une chaîne privée et qui visait des sociétés telles que Bouygues, Vivendi ou Suez Lyonnaise, détenant plus de 10% des entreprises audiovisuelles comme TF1, Canal + ou M6, s’effrite au point de disparaître. Ce pan de la loi sur la télévision privée cède sous les coups de boutoir des grands lobbies de la communication. C’est mécanique, l’affaiblissement du secteur public est en marche)

    -Projet d'instaurer des médias à la Berlusconi: posséder en même temps un journal, une chaîne de télévision, une radio.

     

    -Privatiser la poste et tous les services publics

    Augmentation des emplois précaires, absence de remplacement des facteurs malades, diminution du nombre des boîtes aux lettres et des relevés de ces boîtes, fermeture des petits bureaux de postes...

     

    - Travailler le dimanche:

    . Sarkozy veut effacer, faire disparaître le code du travail constitué à grand peine pendant des décennies. Il veut faire disparaître le dimanche, repos hebdomadaire, conquis au début du 20ème siècle. En pleine crise financière et économique, au moment où des dizaines de milliers de gens vont perdre leur emploi, il insiste, revient à la charge violemment, y compris contre des membres de l'UMP, pour imposer le travail le dimanche. Des usines ferment mais il faudra travailler le dimanche ! Le caractère fascisant de celui qui fait office de Président de la République revient en force, disait un journaliste imprudent à la radio, en dehors des grands moments d'écoute, ces jours-ci....

     

    -Les droits judiciaires de Sarkozy

    Ce monsieur peut assigner en justice qui il veut, mais par contre, on ne pourrait pas l'assigner ?? Cette inégalité pourrait aboutir à ce que Sarkozy ne puisse plus agir en tant que plaignant suite à une réaction vive des juges (juillet 2009)

     

    Conclusion provisoire:

    On notera que la résistance à ces mesures passe essentiellement par l'organisation de réseaux de soutien, d'associations.. Dont le plus conséquent est le RESF pour les travailleurs étrangers, mais combien d'autres se constituent sur la base d'initiatives individuelles, et seront là, n'en doutons pas, le moment venu..

    Les Syndicats ?? Dans la décennie 1960 / 1970, certains expliquaient que l'Etat avait intégré les syndicats. Aujourd'hui motus et bouche cousue de la part de l'extrème gauche bien pensante sur cette question. Pourtant les syndicats sont bien des appareils d'Etat ! Sans eux les citoyens seraient partis à l'assaut de l'Etat.

     

    Il en va ainsi de "L'Appel des appels" en janvier 2009 qui s'est concrétisé par un symposium d'une quantité de professions le 31-1... Le silence prévaut dans les médias sur ce qui s'est dit... Mais tout a été fait pour voir s'éteindre cette initiative à l'heure où nous écrivons (fin 2009).

    La grève du 29-1-00: trop massive au goût de tout le monde. Il ne faut pas recommencer avant le 19 mars !! Le rôle des syndicats est de différer, de contenir la colère...

    Aujourd'hui, il convient apparemment d'enfermer les salariés dans la croyance que la seule chose qu'on peut obtenir est une bonne prime de licenciement... Et après la prime ?? Les emplois seront revenus ?

    Les occupations d'entreprise ?? Personne n'en cause. C'est pourtant ce qui a permis en 1936 de gagner contre les patrons des acquis très importants ! Aujourd'hui, il s'agirait de prendre les rennes de la production...

     

    Mai 2009

     



    REGIME POLICIER ???

    Montpellier le 8 février 2009

    SNUipp/FSU 34
    474, allée Henri II de Montmorency
    Maison des syndicats
    34 000 Montpellier

    à

    Monsieur l’Inspecteur d’Académie de l’Hérault,

    Directeur des services départementaux de l’Education nationale,

    Objet : interventions des services de gendarmerie dans certaines
    écoles de l’Hérault.

    Monsieur,

    En ma qualité de secrétaire départemental du SNUipp 34, je souhaite
    attirer votre attention sur les faits suivants :
    - le jeudi 22 janvier, les gendarmes sont passés vers 9H30 à l’école
    de Brignac (circonscription de Lodève) pour vérifier « si tout se
    passait bien »
    - le lundi soir 19 janvier, un gendarme s’est présenté à l’école de
    Jonquières (circonscription de Lodève) pour savoir s’il n’y avait
    pas « de troubles à l’ordre public »
    - durant toute la semaine du 19 au 23 janvier, coup de fil tous les
    matins à l’école de Jonquières de la gendarmerie de Gignac pour
    savoir « si tout allait bien »
    - le jeudi 22 janvier, deux gendarmes sont entrés dans la cour de
    l’école Georges Brassens de Paulhan (circonscription de Lodève),
    entre 8H35 et 8H45. Ils ont relevé qu’il y avait des banderoles sur
    la clôture et demandé si les enseignants n’étaient pas gênés par des
    parents qui occuperaient éventuellement l’école (ce qui n’était pas
    le cas). Ils voulaient savoir si les évaluations CM2 se déroulaient
    dans des conditions normales
    - le jeudi 29 janvier, jour de grève dans l’Education nationale,
    deux gendarmes se sont présentés à l’école Mario Roustan de Mauguio
    (circonscription de Lattes) pour demander aux enseignants non
    grévistes de leur donner le nombre de grévistes sur l’école. Devant
    le refus ferme de nos collègues, ils ont insisté arguant qu’ailleurs
    « on leur avait donné le renseignement ».

    Au nom des enseignants de l’Hérault, le SNUipp élève la plus
    vigoureuse protestation contre de telles démarches que rien ne
    saurait justifier.

    L’ordre public n’étant nullement menacé dans les écoles mentionnées
    ci-dessus, pas plus que dans les autres d’ailleurs, le SNUipp vous
    demande instamment une explication et une clarification sur le cadre
    de telles interventions. Les services de gendarmerie mis en cause
    dans les faits relatés plus haut ont-ils agi à la demande de vous-
    même, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de Messieurs les Inspecteurs
    des circonscriptions concernées, du Préfet de l’Hérault ? Doit-on
    considérer désormais que de telles démarches, inédites dans nos
    écoles jusqu’à présent, entrent dans les nouvelles prérogatives de
    la gendarmerie, liées au rapprochement de la gendarmerie nationale
    et de la police nationale au sein du même Ministère, celui de
    l’Intérieur ?

    Vous comprendrez aisément, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, que de
    telles initiatives ont suscité une profonde indignation parmi les
    enseignants et les parents d’élèves, légitimement mobilisés depuis
    plusieurs semaines contre une politique ministérielle qui porte
    gravement atteinte à l’école publique et à l’avenir des enfants
    qu’elle a la responsabilité d’instruire.

    Je vous demande donc, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de faire
    toute la lumière sur les faits rapportés et de prendre les
    dispositions nécessaires pour que de telles pratiques ne se
    reproduisent plus. Nos écoles aspirent à fonctionner dans un climat
    de sérénité, de respect du travail des enseignants, des élèves et
    des initiatives de coopération et d’action constructives entre
    enseignants et parents, hors de toutes pressions, intimidations,
    quels qu’en soient les instigateurs.

    Nos collègues enseignants, les parents élèves, indignés par ce qui
    s’est passé, attendent eux aussi des réponses claires et précises
    sur les faits que je vous ai exposés.

    Persuadé de l’attention que vous ne manquerez pas de porter à notre
    demande et dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire,
    Monsieur l’Inspecteur d’Académie, à notre profond et sincère
    attachement au service public, laïque de l’Education nationale.

    Pour le SNUipp/FSU 34,

    le secrétaire départemental

    Copie à :

    Monsieur le Préfet de l’Hérault
    Monsieur le Procureur de la République

    http://34.snuipp.fr/spip.php?article547