(septembre 2009)
Nous ouvrons cette rubrique parce que trop c'est trop !
Sous brice Hortefeux et maintenant ironiquement sous Eric Besson, ex PS, Sarkozy exige des quotas d'expulsions d'étrangers à des préfets serviles, sous couvert de ministres non racistes, comme il se doit.
Que tous ceux-ci, préfets et minsitres, ne viennent pas nous dire un jour qu'ils n'ont fait que leur devoir et qu'ils devaient obéir à leur supérieurs hiérarchiques. Ils ont choisi d'être là où ils sont, et d'obéir, en envoyant éventuellement des étrangers à la misère, en prison ou à la mort pour certains. Ils savent ce qu'ils font et pourquoi ils le font. Nous opposons à ces gens, choisis pour le métier d'expulsion, la liberté de circulation des hommes et des femmes de tous les pays, la liberté pour chacun de vivre où il veut.
Nous rappelons qu'en tant qu'anciens colonisateurs et marchands d'esclaves, nous avons usé et abusé du droit d'aller et venir, de circuler, de nous installer où nous voulions, de voler des terres, de tuer les gens qui y habitaient, de dévaster des pays entiers... En contrepartie, les gens que nous expulsons n'ont jamais cherché à se venger mais simplement à vivre tranquilles chez nous.
Honte à ces Ministres et Préfets, honte au Président de la République pour ce sale boulot d'expulsion, honte à leur mémoire. Et nous établirons désormais la liste des expulseurs:
-Préfet Stefanini de Clermont Ferrand, expulseur de la famille Tang-Zhou et de leurs deux enfants. Septembre 2009
1er octobre sur Canal +, Eric Besson proclamait
: " La France est désormais le pays le plus généreux
en termes d'asile. ". Qu'on en juge ! La dépêche du Midi libre
relate l'expulsion express de 4 familles de Géorgiens, une femme enceinte,
7 enfants scolarisés et des malades, en des termes qui font froid dans
le dos. On imagine les scènes, une trentaine de policiers, vingt-et-une
personnes interpellées au petit matin, des enfants arrachés au sommeil,
habillés hurlants, des pères menottés, des femmes rudoyées,
tout le monde chargé à la hâte dans un convoi de voitures,
des centaines de kilomètres, destination inconnue pour interdire les soutiens
locaux. Placement en rétention en urgence et expulsion programmée
pour éviter tout passage devant la justice. Chantage affectif : on propose
aux parents qui vont être " réadmis " en Pologne, de laisser
en France leurs enfants, non expulsables, placés dans un foyer de l'enfance.
Une sale besogne, menée dans les larmes et cris de terreur des enfants,
imposée aux fonctionnaires dont certains manifestent leur malaise
Jusqu'à quand les syndicats de policiers vont-ils laisser les fonctionnaires
écurés des gestes qu'on leur impose, isolés face à
leur hiérarchie. Vingt-et-une personnes, femmes, enfants, malades, expédiés
en Pologne (un symbole ?) dans l'urgence et la violence en prenant la justice
de vitesse, ce n'est pas assez pour émouvoir les consciences ?
Trois
afghans expulsés, le 20 octobre pour l'exemple, " message fort "
envoyé aux électeurs de Le Pen bien plus qu'aux passeurs ! Annonce
des charters européens, de gardes aux frontières de l'Europe, Sarkozy
et Berlusconi réussissent le tour de force de transformer les idéaux
européens d'unification des peuples en la caricature dont l'expulsion des
Afghans et celles des Géorgiens hier seraient les symboles. La honte !
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Le Midi Libre du 4 novembre : Nîmes. Sans-papiers Des
Géorgiens renvoyés de force en Pologne
Quatre familles de Géorgiens
(21 personnes) de la minorité Yézide, parmi lesquels trois malades
et sept enfants, ont été embarqués manu militari à
Garons, dans un avion pour la Pologne, hier matin. L'appareil avait été
affrété par le ministère de l'Intérieur et cette opération,
organisée par la police des frontières, a mobilisé une bonne
trentaine de policiers.
Ces demandeurs d'asile politique avaient été
interpellés la veille, au lever du jour, dans un hôtel situé
dans la banlieue de Dijon, en Côte d'Or. Ils étaient en France depuis
le début de l'année et les enfants, scolarisés à Dijon,
étaient encore en vacances de Toussaint. Le département de Côte
d'Or n'ayant pas de centre de rétention administrative et celui de Lyon
étant complet, ces quatre familles ont abouti à celui de Nîmes,
dans la soirée de lundi, vers 20 heures.
Trop tard pour saisir
le juge des libertés sur les conditions d'interpellation, de transfert,
la présence de malades et d'enfants normalement scolarisés, s'insurge
José Lagorce, de la Cimade, " Tout a été planifié
pour se faire en cachette et nous empêcher d'intervenir car il était
trop tard pour saisir le juge des libertés, surtout que l'avion devait
décoller à 7 heures. Nous n'avons malheureusement rien pu faire.
" Une " opération d'autant plus honteuse ", affirme la Cimade,
que les enfants, qui hurlaient de terreur, auraient été arrachés
à leurs parents, hier matin, pour obliger ces derniers, qui s'y refusaient,
à sortir des locaux d'hébergement du centre de rétention.
L'émotion et la tension auraient été telles que des policiers,
scandalisés, auraient carrément refusé de prêter main
forte à leurs collègues. Ce que démentent les autorités.
A l'aéroport de Garons, où l'avion a finalement pu décoller
peu avant 11 heures, des consignes de silence absolu avaient été
données. " Les vols privés sont confidentiels ", expliquait
un employé, tandis que des policiers en civil, " au courant de rien
", disaient être là pour une ... " réunion ".
Même silence embarrassé du côté du centre de rétention
administrative, où l'on refusait de répondre à Midi Libre.
http://www.midilibre.com/articles/2009/11/04/NIMES-Des-Georgiens-renvoyes-de-force-en-Pologne-984849.php5
Les sans papiers jetés par la CGT le 24 juin 09 de la bourse du travail se logent pour une partie dans un vaste hangar dans le 18ème et pour une autre sur le trottoir du Bvd du temple. La CGT a réussi une opération de police et la division des sans papiers et de leur mouvement: entre la CSP 75 et les autres...
Revendications: être tous régularisés, ce que ne veut pas la CGT ni le gouvernement. Pour diviser, une liste de gens à examiner pour être régularisés a été proposée à la préfecture. La justice peut désormais frapper tous les autres !
Ceci malgré les protestations de députés européens, d'associations et malgré une décision de justice qui a constaté l'illégalité de la procédure de renvoi. La justice n'est aps encore assez aux ordres.