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    La theorie de Marx est-elle utile au Tiers monde ?

    Cette théorie semble utile pour n'importe quel pays dans l'analyse des rapports sociaux et des rapports d'exploitation.

    Mais concrètement elle n'a été d'aucune utilité pour les pays qui ont voulu s'émanciper de l'Occident. Elle a même servi de prétexte pour justifier des dictatures impitoyables dans presque tous les pays (la Chine, l'Ethiopie, l'Algérie, le Vietnam, la Corée du nord, de nombreux pays d'Afrique...etc) à travers des partis uniques corrompus.

    Après les échecs subis, elle a été jugée inutile du point de vue de l'action et des perspectives, récemment, par les organisations arabes de résistance du Moyen Orient, entre autres. Les peuples arabes, africains, du Moyen Orient et de ce qu'on nomme le tiers monde en général, qui ont à souffrir de plusieurs maux majeurs et conjoints, ont partout minorisé les partis communistes, lesquels parfois résistent légitimement mais souvent ont collaboré avec les dictatures et ne s'en relèvent pas (le PC algérien par exemple)..

    Quels sont les maux dont souffrent ces peuples ?

    D'une part ils ont été pillés pendant des décennies et cela continue; la propriété nationale ou collective a été transformée en propriété privée par les coloniaux, des frontières sans aucun sens ont été tracées, les droits de parcours pour les éleveurs et le nomades en ont été bouleversés, l'accès à l'eau et aux puits de même, les forêts sont décimées par les exploitations forestières occidentales, les terres agricoles sont réduites et saccagées par les exploitations de pétrole. Les nigérians appellent le pétrole la "merde du diable". Les produits à bon marché de l'Occident viennent concurrencer les productions locales et les ruinent (ex: les infâmes tomates d'Espagne, les poulets industriels des USA, aujourd'hui les poulets à l'eau de javel, les légumes industriels.. etc), entraînant les populations locales à faire des cultures de la coca ou du pavot, non plus des nourritures locales mais la base d'industries de la drogue; la surexploitation de la pêche en mer qui ruine tous les petits pêcheurs (la Crête n'a plus de pêcheurs et importe son poisson d'Athènes lequel le reçoit de la pêche industrielle, et que dire des pêcheurs africains ?). Le colonialisme a été remplacé par l'exploitation des richesses par les grandes sociétés industrielles.

    D'autre aprt et dans ce cadre, la "démocratie" exportée par l'Occident est synonyme la plupart du temps de corruption, d'anéantissement de la démocratie locale, de faux discours se cachant derrière une fausse aide, en fait aide aux sociétés industrielles. Et derrière la démocratie il y a en fait le soutien éhonté de la dictature des prédateurs, et même de leur mise en place à travers les services secrets d'Etat. Tout ceci, moyennant le financement d'armées sophistiquées et la liberté pour les grands groupes industriels d'intervenir comme ils veulent dans les pays en question. Se cache aussi la déstabilisation politique à tout va (ex le Liban). Et pire, quand ce n'est pas suffisant, la guerre, le ravage, la destruction, la tentative de mise au pas des populations par l'extermination.

    La situation actuelle est pire que le colonialisme de nos parents et grands parents.

    D'abord très influencées par les mouvements communistes, en Asie et en Amérique latine, ces grandes masses ont fait un retour théorique très profond vers leur religion, après des échecs terribles et des répressions politiques majeures. En effet les communistes n'ont rien compris au problème de la terre (ex les tribus en Afghanistan) et ont préconisé le salariat agricole, l'industrialisation de l'agriculture, comme mode d'existence de la paysannerie.Ils n'ont rien compris au problème de la propriété et de la culture paysanne ancestrale, ils ont voulu appliquer la théorie du prolétariat vainqueur, et de l'industrie conquérante, puis ils s'en sont pris à la religion. Ce sont les évêques de la théologie de la libération qui ont aidé et financé la constitution du mouvement "des paysans sans terre" au Brésil, et ailleurs en Amérique latine, et pas les communistes. Ce sont les organisations caritatives musulmanes qui sont venues aider les populations en détresse, et pas les communistes. La religion apparaît aujourd'hui comme le rempart contre la corruption et non pas la démocratie ou le socialisme.

    Dès lors les mouvements paysans soit se sont tournés vers la tradition andine (propriété collective de la terre), soit ont effectué un retour à l'Islam dans les pays arabes. Très consciemment le mouvement religieux chiite au Liban a par exemple conclu à l'impossibilité de s'appuyer sur la tradition marxiste au motif que les marxistes n'ont en vue que l'Occident industriel comme perspective et non pas la société paysanne et artisanale traditionelle. Marx imaginait en effet que le monde civilisé deviendrait nécessairement comme l'Europe occidentale industrialisée.Ceci s'avère être non seulement une erreur grave mais est extrêmement nocif pour l'avenir des peuples essentiellement paysans et artisans. Le marxisme traditionnel ne répond à aucune des questions que ces sociétés se posent.

    C'est ici qu'il faut revenir à la question du machinisme évoquée dans la rubrique "sciences et technique". Il est bien probable que l'opposition aux machines mécaniques par les compagnons et artisans au 19ème siècle relevait de ce problème. Dans les cahiers de doléance en France, on n'a pas relevé de demandes concernant l'abolition de corporations, mais des demandes concernant leur démocratisation, une plus grande facilité pour devenir soi-même maître, c'est à dire artisan. Par contre, on relève dans ces mêmes cahiers une opposition répétée aux machines mécaniques, ce qui, avant le livre de Nicolas Chavassus (sur les bris des machines au 19ème siècle), n'avait guère été dit !

    Autrement dit, au moment de la révolution française, la population ne voulait pas sortir de l'univers paysan et artisanal, mais voulait en finir avec l'absolutisme royal, les impôts forcés, le servage.. La population voulait la démocratie communale, l'extension de l'artisanat sur des bases plus démocratiques, la liberté pour les paysans. Elle ne voulait pas de l'industrie, de la concurrence et du salariat. De ce point de vue les marxistes ont réécrit l'histoire de la révolution française, en présentant la bourgeoisie comme la seule classe émancipatrice, et le capitalisme industriel comme la seule voie démocratique.

    Les marxistes ont suivi en cela Marx qui n'a jamais voulu renoncer à son idée de société supérieure communiste industrielle au nom d'une idéologie qui ne s'appuyait nullement sur le désir des masses. Pourtant il était parfaitement au courant du désastre que subissait à son époque l'Inde colonisée par la GB, du fait de la concurrence féroce que celle-ci faisait, grâce à ses métiers mécaniques, au tissage traditionnel fondé sur des métiers à bras. Il savait que le tissage mécanique introduit en GB avait pour objet explicite de ruiner l'Inde en tarissant ses exportations, de lui prendre sa production de tissus dont le coût était plus élevé, et de la réduire au rang d'un pays producteur de coton !! Il savait que les habitants des villes hindoues, superbes, retournaient à la campagne sous l'effet de l'effondrement de l'artisanat. Malgré cela Marx persistait à dire que l'Inde devrait nécessairement devenir un pays industriel du type de la GB, en s'appuyant sur des millions de pauvres revenus à la campagne après cette ruine, puis chassés à nouveau des campagnes par l'expropriation progressive et l'appel en main d'oeuvre de l'industrie, tout ceci au motif que finalement et en définitive, tout le monde bénéficierait un jour des bas prix de la production industrielle...! En réalité, seuls les salariés ayant un salaire à peu près correct pouvaient prétendre devenir des consommateurs.

    Aujourd'hui, face à cela l'historien africain, Achille Mbembe, constate l'absence de réelle démocratisation où que ce soit, le recul de toute perspective de révolution sociale, une diffraction sociale sans précédent, c'est à dire un émiettement considérable des forces sociales susceptibles de s'unir pour résister au capitalisme, une fragmentation des capacités et formes de résistance, et l'émergence d'une sorte de lumpenprolétariat dont la violence est sans projet politique alternatif (Courrier international du 26-6 au 2-7- 2008). Il constate que le bidonville est devenu le lieu névralgique d'affrontements sociaux qui combinent lutte des classes, lutte des ethnies, et celle des millénarismes religieux.

    Heureusement les évolutions ne sont pas homogènes; l'Amérique latine ouvre des perspectives même s'il faut rester très circonspect, et même si la mafia dévorante a des pouvoirs considérables en Colombie, au Mexique, au Salvador et ailleurs, et traduit l'échec de la démocratie parlementaire. Très certainement il faut regarder du côté de la démocratie communale et paysanne pour retrouver espoir.

    Des alliances se font jour entre les paysans, les intellectuels, des mouvements religieux, des salariés pour affronter l'ennemi commun: le prédateur qui s'approprie les richesses avec le soutien de l'étranger. Et ceci sur un terrain trsè concret de la vie de tous les jours et non sur la base de consensus idéologiques a priori.

     

    Il est triste de constater, qu'au delà des descriptions géniales du fonctionnement capitaliste, Marx aouvert la voie aux directions du salariat du 19ème vers une collaboration pour des perspectives communes d'industrialisation à outrance qui ont laminé les peuples et apporté les terribles impasses actuelles.

    Marx en cassant le mouvement des bris de machines mécaniques en Europe, en agitant l'idée de la préparation à la prise du pouvoir par le prolétariat le plus cultivé, préparait en fait le terrain à l'esclavage du salariat (dont il parlait lui-même), particulièrement celui des pays colonisés, son écrasement final, la corruption de ses organisations syndicales et politiques, et la soumission du Tiers monde à l'impérialisme, tout cela pour satisfaire des visions intellectuelles pour un communisme improbable dont le meilleur exemple serait finalement la Chine communiste d'aujourd'hui !!

    C'est Marx qui disait que l'idéologie ne pouvait supplanter les rapports réels, et ne pouvait être que le reflet de ces rapports. Pourrait-on dire que l'idéologie communiste n'a finalement été que l'expression perverse des besoins de la bourgeoisie marchande et industrielle en Occident ??

    Forts de cette expérience dont ils font état, les mouvements politiques religieux arabes, dont nous n'avons que quelques textes, stigmatisent l'échec des pensées nationalistes panarabes, celui de la pensée marxiste, et font retour à l'islam, comme fondement moral, dans les mouvements de résistance à l'occupation et de libération nationale contre l'impérialisme. Ils y puisent le courage, la recherche de la justice, l'intégrité contre la corruption, l'absence de compromission, la ténacité, qualités indispensables face à des adversaires sans principe et très mécanisés ! Mais si le modèle ultime est l'Iran, vers quelles nouvelles terribles impasses irons-nous ?

    Mais très certainement la pensée sud américaine fera échec à cette tentation.

    Il convient de comprendre cependant autant la théologie de la libération en Amérique latine et en Afrique, que l'islam comme arme de résistance au Moyen Orient et en Orient. C'est le même mouvement. Il convient de se pencher sur les analyses de ces organisations religieuses qui ont pris tant d''importance. Nous n'avons que peu de textes traduits concernant l'islam en raison du discrédit jeté a priori sur les mouvements islamiques, et de l'absence dramatique de traductions. Ce n'est pas par hasard que la religion des plus pauvres soit vilipendée. Pourtant si l'on veut comprendre ce qui se passe aujourd'hui dans une grande partie du tiers monde, il faut sûrement aussi revenir aux textes religieux.

    Les laïcs intégristes, en luttant principalement contre les religions et non contre le capitalisme, ne sont-ils pas en train, eux aussi, de nous offrir une voie perverse vers la défense du capitalisme ?

    Juillet 2008

     

     

     

     

    Elucidation de certains problèmes dans le monde:

    Un essai de vérité sur le Darfour, contre les clichés

    (d'après une interprétation des articles du Monde de Jean-Philippe Rémy). Juillet 2007, AMC.

    Deux thèses sont généralement avancées sur le Darfour, d'une part celle de BHL (Bernard Henri Levy, l'inénarrable et éternel " bien pensant " pro-américain), avec son ami Kouchner (Urgence Darfour), qui avance la rhétorique du choc des civilisations (arabes musulmans contre chrétiens) en brandissant les droits de l'homme et la démocratie contre un dit génocide, et d'autre part celle des ONG, MSF, MDM, qui agissent sur place et s'opposent à la thèse ci-dessus et à toute intervention militaire, laquelle, au nom de l'interventionnisme " humanitaire ", permettrait une fois de plus aux dominants, les USA en tête, de s'emparer du pétrole soudanais, de détruire le travail entrepris et de semer une guerre civile pire que celle actuelle.
    Face à cela, le journaliste ci-dessus, qui a fait un excellent travail, nous dit, à sa façon, qu'il s'agit depuis plus de 20 ans au Soudan d'un conflit social et environnemental d'envergure, et non point d'un conflit religieux.
    En extrapolant, il donne deux raisons aux conflits du Sud du Soudan (conflit achevé), et du Darfour : d'une part le refus du gouvernement central de répartir avec justice les richesses de l'Etat (entre autres le pétrole) en pratiquant une corruption éhontée et un enrichissement incroyable pour une petite élite bourgeoise ; d'autre part une désertification accélérée qui ne cesse de produire ses effets désastreux, depuis 1985-86, qui détruit les équilibres traditionnels, et ne reçoit aucune réponse positive de la part du gouvernement central.
    La seule réponse, empruntée à l'histoire coloniale britannique : diviser pour régner.

     

    La répartition des ethnies et des religions.

    -L'est et le nord du Soudan sont majoritairement arabes. Le sud est constitué majoritairement d'ethnies noires. L'ouest (le Darfour) est majoritairement constitué d'ethnies noires (Fours, Zaghawas, Massalits), plutôt des agriculteurs, puis de tribus arabes (les Mahariyas), plutôt des nomades. Mais ces diverses tribus se sont mélangées et ont toutes des ancêtres arabes ou noires. C'est plutôt le nom de la tribu qui fait le partage entre les populations. Egalement le sud du Darfour comporterait beaucoup d'arabes.
    -L'est et le nord sont majoritairement musulmans. Le sud est chrétien, et le Darfour est musulman très pieux !. On trouve donc des arabes musulmans, des noirs musulmans et chrétiens. Se trouve ici immédiatement démolie la thèse du choc des civilisations. Le gouvernement central musulman envoie des troupes au Darfour contre des musulmans. Que BHL et Kouchner revoient leurs copies.

    La fin du conflit avec le sud Soudan.

    Ce conflit a duré 20 ans et a fait deux millions de morts ; le gouvernement y avait embauché des paysans du Darfour dans l'armée contre le sud. Celui-ci avait à sa tête l'armée populaire de libération du Soudan et John Garag, il s'est achevé en 2005 par un compromis :
    -la moitié des revenus du Soudan ira au sud
    -l'armée du sud demeure et n'est donc pas désarmée.
    C'est donc un recul du pouvoir central considérable.
    Le fondement du conflit était bien l'inégale répartition des richesses. Reste à savoir comment John Garag va répartir cet argent dans un sud, qui est sans aucune infrastructure comme le Darfour.

    L'équilibre traditionnel entre les nomades et les agriculteurs, et sa rupture.

    Le schéma qu'on va décrire vaut pour toute la zone sahélienne de l'Afrique.
    La fonction du nomadisme est l'élevage et le commerce. Le nomadisme empêche le surpâturage, c'est-à-dire l'élevage sédentaire dans des zones fragiles et faiblement arrosées. Les nomades partent avec tous les troupeaux dans les zones les plus humides, selon les périodes, et émigrent dès que ces zones deviennent sèches. En même temps ils échangent les produits des diverses régions entre eux, pour leur propre compte et pour le compte des agriculteurs, en échange des produits agricoles vendus par les agriculteurs sédentaires. Ils ont des droits de parcours négociés et un accès aux puits et aux rivières par entente avec les populations sédentaires.
    Au Darfour, les nomades partent donc vers le sud à la saison des pluies, et remontent vers le nord auprès du fleuve Wadi Howa à la saison sèche (c'est le seul fleuve). Cet équilibre assure en principe une collaboration sociale et va de pair avec une pénurie de terres.

    Lors d'une absence d'eau plusieurs années de suite à la saison des pluies, qui installe une désertification durable, cet équilibre est rompu. Les troupeaux sont dévastés. Les nomades sont réduits à la misère. Ils iront s'installer dans le sud du Darfour à la fin des années 80, chercheront des terres, et ne pourront de toutes façons produire assez de nourriture. C'est la naissance de conflits entre populations puisque le pouvoir central n'intervient pas, ne fournit pas d'aide. La seule chose à laquelle le pouvoir pense est l'instrumentalisation des apparences : comment transformer des conflits en oppositions religieuses, précisément pour n'avoir pas à intervenir autrement que militairement.
    Des troupeaux se reconstitueront mais la tendance ira à la sédentarisation, dans des zones qui ne la supportent pas, car les parcours longs sont de moins en moins possibles aux nomades du fait de la sécheresse.

    Le conflit du Darfour.

    Il débute en 2003. Les habitants du Darfour veulent des infrastructures, des écoles, des routes, des hôpitaux ; ils veulent pourvoir accéder aux postes de responsabilité à tous les niveaux ; ils n'obtiennent rien
    Le front de libération qui devient l'armée de libération du Soudan attaque la ville Al-Fasher. Le pouvoir central stupéfait décide d'écraser la rébellion. Il n'est pas encore sorti de la guerre avec le sud que l'ouest s'embrase. Cette rébellion, armée entre autres par Tripoli, fait rapidement la jonction avec John Garang. Les populations du Darfour et du Sud constatent l'identité de leurs problèmes. Garang fournit des armes et des conseillers au Darfour.
    Le pouvoir central fait appel, comme pour le sud depuis 1990, à des milices " arabes " musulmanes contre les noirs musulmans. Ces milices sont constituées par des miséreux sans terre, des repris de justice, des tchadiens. Ils doivent se présenter avec leurs montures. Ils recevront un salaire, la liberté de pillage, de tuer et de violer, à condition de pratiquer la politique de la terre brûlée. On leur explique qu'il faut arabiser le Darfour pour qu'ils obtiennent des terres.
    Mais rapidement les milices travaillent pour leur propre compte car les salaires promis n'arrivent pas. Elles deviennent incontrôlables. Le gouvernement laisse faire les razzias.
    Le pétrole exploité depuis 1999 est acheté pour 65% par la Chine et est convoité par les USA. Le gouvernement n'envisage pas d'effectuer un nouveau partage des richesses avec le Darfour.
    Il semble que les tribus diverses, arabes et noires, constatent de plus en plus l'identité de leurs problèmes : Dilapidation de la richesse par une bourgeoisie corrompue, misère pour les paysans et les nomades, un manque d'eau récurrent.
    Les USA et les occidentaux en général ont donc tout intérêt à faire de ce conflit un nouveau conflit entre de présumés islamistes arabes et des chrétiens. Il a intérêt à intervenir avant une union politique du peuple contre un gouvernement qui manifeste une bonne volonté affirmée de collaborer sur la question dite du " terrorisme ". Le gouvernement soudanais " informe " en effet l'administration des USA de tout ce qui se passe au Moyen Orient, dans les formes qui intéressent celle-ci. On comprendra facilement en quoi la politique de Kouchner puisse être approuvée par les USA. La seule chose que l'on serait en droit d'attendre, de l'ONU par exemple, est une pression politique d'envergure pour que les richesses venues du pétrole soient partagées équitablement en faveur du peuple, par l'intermédiaire des tribus. Mais pour le compte de qui agit l'ONU ??

    juillet 2007